Fanny Ardant : pourquoi elle ne s'est jamais montrée nue à la caméra

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Fanny Ardant : pourquoi elle ne s'est jamais montrée nue à la caméra

Fanny Ardant lors de la 45e cérémonie des César à Paris, le 28 février 2020.

©Marechal Aurore - Fanny Ardant lors de la 45e cérémonie des César à Paris, le 28 février 2020., Abaca

"Les Jeunes Amants" de Carine Tardieu est attendu en salle le 2 février 2022. Assurant la promotion de ce film dans lequel elle donne la réplique à Melvil Poupaud, Fanny Ardant a accordé une interview à Gala ce 27 janvier. Dans l'entretien, elle aborde ouvertement son rapport à la nudité à l'écran.

Du haut de ses 72 ans, Fanny Ardant s'impose telle une icône du cinéma français. Celle qui brille depuis des décennies sur les planches comme sur le grand écran n'a plus rien à prouver. Toujours omniprésente au cinéma, la lauréate de deux César est déjà attendue dans trois long-métrages cette année 2022. Dès le 2 février, elle partagera ainsi l'affiche avec Melvil Poupaud dans "Les Jeunes Amants ". La promotion du film lui a donné l'occasion de se confier auprès de Gala ce 27 janvier.

Au sujet de la nudité à l'écran, elle se livre sans détour : "Je ne me suis jamais montrée nue à l'écran. C'est un truc personnel, je ne porte aucun jugement, mais si pour certains le rapport au corps est clair et net, pour moi il l'est beaucoup moins".

"Je ne m'aime pas"

Sans filtre, elle confie à ce propos : "Je ne m'aime pas. Je n'aime pas mon corps". Avec poésie, elle partage sa philosophie avec les mots suivants : "La nudité totale filmée, c'est trop réaliste. D'un seul coup, on considère le corps de l'autre. Ce n'est plus le corps du personnage, c'est celui de l'actrice."

La taulière partage alors des souvenirs d'enfance, à l'origine de ses complexes actuels. "Je suis comme empêtrée. Quand j'étais jeune et que j'allais danser, des garçons venaient m'inviter, et quand je me dépliais - j'étais très grande pour ma génération -, ils se disaient : 'Oh, quelle barbe !'", révèle-t-elle. La comédienne reconnaît finalement avec regret : "Alors j'aurais aimé être décomplexée, mais je suis restée dans un labyrinthe".

Inès Agblo, Jellyfish France, publié le 27 janvier

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