Dans le cinéma français, les actrices de plus de 30 ans sont moins sollicitées

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Dans le cinéma français, les actrices de plus de 30 ans sont moins sollicitées

Charlize Theron au 57e Festival du Film de Cannes, le 20 mai 2004.

©ELSA GUARDIA, BestImage

Jeudi 26 novembre 2020, le CNC a publié un rapport nommé "La place des femmes dans l'industrie cinématographique" dans le cadre des Assises du collectif 50/50. En se concentrant sur la période 2010-2019, le Centre national du cinéma et de l'image animée a démontré que dans le cinéma français, au fur et à mesure que les actrices vieillissent, elles disparaissent peu à peu des productions.

Le rapport du CNC démontre que dans les longs-métrages français, "les femmes sont plus nombreuses que les hommes au sein des effectifs âgés de 25 à 29 ans". Pourtant, "au-delà de 40 ans, la part des femmes est d'environ un tiers des effectifs". En effet, le pourcentage d'actrices âgées de 25 à 29 ans, présentes dans le cinéma français, est plus important que celui des hommes au même âge (51,4% contre 48,6%), mais dès 30 ans, la donne change totalement. Au fur et à mesure que les actrices prennent de l'âge, elles sont de moins en moins nombreuses à apparaître sur le grand écran. "Au cinéma, les actrices ne vieillissent pas, elles disparaissent", écrit très justement BFM TV. Le CNC précise : "Entre 2009 et 2018, le nombre d'actrices de longs-métrages diminue fortement par rapport à la tranche d'âge inférieure (-28%) quand elles sont âgées de 40 à 49 ans, tandis que le nombre d'hommes est stable (+ 0,4%). Le nombre d'actrices âgées de 50 et 59 ans baisse une nouvelle fois de façon conséquente par rapport à la tranche d'âge inférieure (-40%)."

Et les réalisatrices dans tout ça ?

Si au cours des dix dernières années, "la part de films réalisés ou co-réalisés par des femmes a augmenté à 26% en 2019 contre 20% en 2010" (l'an dernier, 78 films ont été réalisés ou co-réalisés par des femmes contre 223 films pour les hommes), les coûts de distribution pour un film féminin sont moindres que pour les réalisateurs : "Entre 2009 et 2018, les frais d'édition moyens d'un film réalisé par une femme s'élèvent à 396 000 € soit -35% par rapport à un film réalisé par un homme (611 000 €)." "Cela indique que l'on voit sans doute émerger une nouvelle génération de réalisatrices. Ces films restent toutefois des plus petites productions que ceux des hommes, avec des budgets 40% plus faibles", analyse le directeur des études du CNC, Benoît Danard.

Mégane Bellée, publié le 25 décembre

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