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"C'est indescriptible comme émotion" : Indiana Jones raconté par l'acteur français Ethann Isidore

© Action Press / Bestimage

Grand fan de la saga Indiana Jones et nouveau venu dans "Le Cadran de la Destinée", Ethann Isidore revient en images sur son aventure aux côtés d'Harrison Ford, sur les plateaux, à Cannes et à Los Angeles.

Ethann Isidore a 16 ans, et il vit le rêve de tous ceux qui ont grandi devant les aventures d'Indy : jouer aux côtés de Harrison Ford dans Indiana Jones et le Cadran de la Destinée, cinquième et dernière aventure de l'archéologue actuellement au cinéma.

Dans le rôle de Teddy, le comédien français, découvert dans Sam et Mortel et lycéen à Orléans, est l'atout jeunesse du film et il a marqué par son enthousiasme communicatif et sa candeur la présentation du long métrage au Festival de Cannes en mai dernier.

Avant d'affronter les zombies de The Walking Dead Daryl Dixon, il est revenu pour AlloCiné sur l'album-photo de son aventure indianajonesesque. Séquence souvenirs !

"Trop bien ! Ça, c'était notre entrée à Cannes. On venait de sortir de l'aéroport. Et il y avait plein de photographes qui nous prenaient en photo. C'était hyper impressionnant parce que c'est la première fois qu'on vivait ça. Ils nous ont pris en photo un peu par surprise avec ma famille. Au départ, on n'était pas particulièrement à l'aise, mais en vrai, c'est plutôt drôle."

"On venait de monter les marches à Cannes. C'était un moment incroyable et j'ai du mal à décrire l'émotion que ça fait parce qu'on se sent quand même très "puissants" parce qu'on est en haut des marches et il y a toute cette foule de gens qui applaudissent et qui nous regardent. Je n'arrivais pas à parler...

C'était une super expérience car je retrouvais l'équipe. Ça faisait deux ans que je ne les avais pas vus. C'était hyper émouvant de les revoir en montant les marches. C'est indescriptible comme émotion. J'étais en train de vivre un vrai rêve. Du coup, merci Cannes, merci Disney et merci Indiana Jones."

"C'était à Cannes avec Harrison Ford. Je l'ai pris dans mes bras. En fait, on avait une conversation à ce moment là. Harrison m'a regardé, il m'a dit : "Tu vois l'excitation que tu ressens là, pour Cannes ? C'est la même sensation qu'a ressenti Ke Huy Quan pour Le Temple maudit. Et regarde où il en est maintenant. Il a un Oscar". Et ça m'a fait hyper chaud au cœur.

Du coup, je lui ai fait un gros câlin parce que Ke Huy Quan, c'est Demi-Lune, quoi ! Et maintenant, il a joué dans Everything Everywhere All At Once... Donc recevoir des compliments comme ça, de Harrison Ford, ça ne peut que faire plaisir."

"C'était la descente des marches. J'étais avec Harrison, on venait de se prendre dans les bras et à côté, on voit Mads Mikkelsen qui est un super gars aussi. C'est assez drôle parce qu'il parle français. Qu'est ce qu'il ne sait pas faire ? C'est fou ! (Rires) Il y avait James Mangold à côté de Mads. Ils étaient tous hyper bienveillants.

Et je me rappelle aussi que Boyd Holbrook m'a dit : "Maintenant, profites-en, c'est ton moment. Ça ne va t'arriver qu'une fois dans une vie" Et ça, ça m'a marqué. C'est à partir de ce moment là que je me suis mis à sauter, à courir sur le tapis rouge !"

"On venait de finir notre check avec Phoebe Waller-Bridge. Parce qu'on a un check spécial tous les deux, comme de vrais criminels. On s'était lancé comme défi de le faire sur le tapis rouge.

Elle m'avait demandé un truc hyper sympa : de lui tenir la main sur les marches. Elle aurait pu demander à quelqu'un d'autre, à Harrison Ford. Mais non, elle me l'a demandé à moi, à Teddy, parce que je suis son assistant personnel de crime ! (Rires)

L'alchimie entre nous deux est étonnamment venue assez vite. La première fois que je l'ai vue, c'était au maquillage. Elle a commencé à me parler. Elle était hyper sympa, hyper accueillante, hyper attentive, elle m'a demandé comment j'en étais arrivé là et comment j'avais été repéré par James Mangold.

Elle m'a dit que quand elle avait lu le scénario, elle avait sorti le champagne et pleuré. Et que c'était elle qui avait fait en sorte qu'on se voit en même temps au maquillage, parce qu'elle voulait me rencontrer pour qu'on puisse se parler parce qu'on est très proches dans le film. Elle est trop sympa. C'est l'une des meilleures personnes que j'ai rencontrées de ma vie."

"Ça, c'est le photocall à Cannes, le lendemain de la montée des marches. C'était hyper impressionnant parce qu' il y a plein de photographes qui crient "Harrison, Harrison, Harrison, Phoebe, Phoebe, Mads, Mads !!!" Mais en même temps, c'est un peu rigolo.

Ça fait une foule de gens qui répètent les mêmes noms et il y a une sorte de feu d'artifice de flash. C'est impressionnant et assez drôle. Et c'est là qu'on se rend compte à quel point Harrison est hyper puissant. On est tous hyper impressionnés et lui, il est là "Monday..." (Rires)

"A ce moment là, j'ai pu aussi sauter sur le pupitre avec la Palme. C'est un défi que je m'étais lancé avec mes potes et je l'ai relevé aussi. Je suis trop fier ! Tous ceux qui m'ont lancé le défi, voilà, je l'ai fait. Qu'est ce que vous allez faire maintenant ?" (Rires)

"C'est mon lycée. Le lycée Pothiers à Orléans qui est un super lycée qui permet d'avoir une option et une spécialité cinéma. L'option est disponible à partir de la seconde et ensuite de la première à la terminale, on peut faire cinéma en spécialité jusqu'au bac et c'est plutôt cool. Et non, je ne suis pas en partenariat avec le lycée pour dire ça ! (rires)

La première fois que j'ai dit à mes potes que j'avais joué dans Indiana Jones, ils ne m'ont juste pas cru. Sauf que des images ont fuité. Et comme j'ai des potes un peu cinéphiles, ils étaient en train de suivre l'actu et ils ont su."

"C'est une superbe affiche. Je l'adore parce que déjà, je suis dessus. (Rires) Et je suis à côté de Phoebe Waller-Bridge et Harrison Ford, donc je suis encore plus content. Je la trouve super parce qu'il y a tous les éléments qui font qu'on va aimer le film.

Il y a la scène du tuk tuk en bas à droite qui est une scène que j'adore. Et il y a plein de scènes qui vont être assez clés dans le film. Et en plus, on voit Indy avec son fouet. Mais qu'est ce qu'il est sexy ce mec !" (Rires)

"C'est l'affiche personnage de Teddy. Nous avons pris cette photo dans les studios Pinewood et je me demandais ce que ça allait rendre et pourquoi ils allaient l'utiliser. Et je suis trop content parce que j'ai une affiche d'Indiana Jones où je suis le seul dessus ! C'est trop stylé. Je suis très fier."

"C'est une scène où Teddy a une première discussion autre que conflictuelle avec Indy. La scène est très bien écrite. Ça exprime bien la relation entre les deux personnages et l'écart entre les deux aussi : Teddy est jeune et il essaie de jouer aux adultes alors que Indy est plus âgé et il essaie de revenir au temps de sa jeunesse à travers cette aventure.

Je trouve que le contraste et l'opposition entre les deux est assez joli dans cette scène et ça résume assez bien l'ambiance un peu nostalgique du film."

"C'est l'une des premières scènes que j'ai tournées en Sicile. J'ai adoré cette scène déjà parce que j'avais le chapeau. Chacun avait un chapeau, Phoebe, Harrison et moi. J'étais trop content parce que j'avais mon petit chapeau d'Indiana Jones, même si c'est un chapeau de paille un peu abîmé. Je trouve que ça correspond bien au personnage.

On était devant la cathédrale, c'était magnifique, il faisait chaud... Les figurants étaient super sympas. Ils étaient tous habillés comme dans les années 60. On s'y croyait ! C'est l'une des premières scènes où je jouais seul.

En vrai, ça m'a fait un peu bizarre parce qu'il y avait plein de figurants et pourtant la caméra était posée sur moi. C'est un peu impressionnant au début, surtout sur un gros film comme ça. Et ensuite, j'ai pensé à Harrison qui fait ça presque tous les jours. Je me suis dit : "Ah ouais, il faut que je le fasse aussi !"."

"Cette scène sur le bateau a été tournée en deux parties. Une partie en Sicile en mer. Et quelques plans serrés dans un bateau reproduit en studio, qui est d'ailleurs reproduit d'une manière incroyable, comme tous les décors sur ce film.

C'était assez drôle parce que le bateau en studio était plus grand que celui en Sicile ! C'était un peu bizarre parce qu'on avait les mêmes réflexes qu'en Sicile, sauf que ce n'était pas du tout la même échelle. C'était une super scène à tourner. (...)

En mer, j'ai tourné avec Antonio Banderas. C'est un mec très sympa et très drôle. C'était impressionnant de me dire que je pouvais travailler avec toutes ces icônes du cinéma. Antonio en fait partie et c'était hyper enrichissant de travailler avec lui. J'ai pu avoir des petits cours d'espagnol... que je n'ai pas retenus ! (Rires) Mais c'était une super expérience."

"Cette scène en avion est importante pour le personnage. C'était assez fatigant parce qu'on a tourné énormément de prises. Et ils nous ont rappelé quelques semaines après pour nous dire "on a oublié quelques plans" !

Mais je suis hyper content d'avoir pu voir l'aboutissement de cette scène, un peu comme le tuk tuk, parce que c'est une scène sur laquelle on a beaucoup travaillé. Et d'ailleurs, Harrison m'a donné quelques conseils pour savoir comment piloter un avion pour cette scène. Je peux dire que j'ai eu des conseils de Harrison Ford pour piloter un avion !

On a tourné cette scène deux fois. En Sicile et en studio. En Sicile, on avait un vrai avion tiré par des techniciens. Et en studio, ensuite, c'était une sorte de simulateur : c'était un peu comme une attraction, sauf que j'étais payé pour la faire. Je n'étais pas en train de payer pour aller à Disney, ce qui est quand même plutôt cool !" (Rires)

"Ça, c'était l'avant première à L. A. C'était un moment incroyable. J'ai pu voir le film et c'était un peu différent de Cannes, parce que cette fois des fans étaient invités. C'était super de pouvoir les rencontrer, de pouvoir leur parler et de mettre des visages sur tous ces fans qui étaient d'ailleurs déguisés.

C'était super parce qu'aussi dans la salle, il y avait une vraie réaction au film. On pouvait ressentir l'émotion que ressentaient les fans à ce moment-là. C'était l'une de mes plus belles expériences dans un cinéma, je pense."

"Ça, c'est incroyable. Pour la première fois de ma vie, j'ai pu voir John Williams en concert. Cet homme est un génie. Il sait comment écrire des musiques pour des films. Et il le fait tout le temps bien. À chaque fois qu'il écrit une musique, c'est iconique. Je ne sais pas comment il fait. Je l'admire.

Et j'ai pu le rencontrer. C'était l'un des plus beaux moments de ma vie, je pense. Et j'ai rencontré Spielberg et Lucas. C'est impressionnant parce qu'on se dit que tout ce qu'on a vu toute notre enfance repose en partie sur ces gens-là. C'est quand même fou de se dire que j'ai pu rencontrer tous ces Dieux de la pop culture !"

"C'est l'affiche de Au revoir Tom Selleck de Ridwane Bellawell et c'était mon tout premier projet. C'était mon premier court métrage. J'avais tourné ça en 2018 à Pantin et ce sont des super souvenirs. J'ai pu me faire connaître grâce à ce film. Et ensuite, j'ai pu jouer dans Indiana Jones.

Et il y a aussi Dali Benssalah dans ce film et qui jouera plus tard dans James Bond dans les mêmes studios, aussi à Pinewood. C'est drôle quand même qu'on ait tous les deux joué dans des sagas quand même très proches !

Et puis il faut savoir que Tom Selleck était le premier choix pour jouer Indiana Jones, sauf qu'il n'a pas pu tourner parce qu'il était déjà en contrat pour Magnum. C'est comme ça que Harrison Ford en est venu à jouer dans Indiana Jones. C'est drôle que sur mon premier rôle, le titre du film porte le nom du gars qui était censé jouer Indiana Jones !"

publié le 27 juin, Vincent Formica, Allociné

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