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A ne pas manquer ce soir : pour jouer le grand méchant de ce hit de la comédie, Jamel s'est autant inspiré des pires dictateurs que... de son propre père

A ne pas manquer ce soir : Pour jouer le grand méchant de cette comédie française, Jamel s'est autant inspiré des pires dictateurs que... de son propre père © Pathé

Au programme de votre soirée télé - Si on vous demande de citer votre grand méchant préféré et que vous répondez "mon père", tout de suite, ça pose une ambiance. C'est pourtant ce qu'a fait Jamel en préparant cet étonnant rôle pour la suite d'un giga succès de la comédie française, Alad'2, à (re)voir ce vendredi 14 juillet 2023 sur M6 à 21h10.

Il est courant que les acteurs et actrices puisent dans leur vie privée pour mettre toutes leurs tripes dans un rôle. Mais parfois, cette implication prend des proportions insoupçonnées. C'est ce qu'a démontré Jamel Debbouze en acceptant un défi, celui de rivaliser avec Kev Adams dans la suite d'un grand succès de la comédie : Alad'2, à (re)voir ce 14 juillet sur M6 à 21h10. Hormis le fait de se confronter à un autre comique, Jamel a tenu le challenge d'incarner un bad guy. Ce qu'il fait très très rarement.

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Mais ce n'est pas tout. Car comme suggéré plus haut, la star du rire s'est permis de s'inspirer de sa vie perso en incarnant le terrible despote et assassin Shah Zaman. Il s'est souvenu des grands méchants qu'il a toujours affectionnés en tant que spectateur, du anti héros Tony Soprano (de la série culte Les Soprano, dispo sur Prime Video) au dictateur incarné par Charlie Chaplin dans le film éponyme. Mais aussi d'un autre grand méchant... Etonnant. A savoir ? Son propre père !

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"Il a toujours été dictatorial à la maison"

Oui oui, quand on lui demande de citer son grand méchant préféré, Jamel évoque spontanément son daron, Ahmed Touzani, disparu en 2021 à l'âge de 71 ans des suites d'une maladie fulgurante. Selon l'acteur, cet ancien employé à la RATP originaire de Taza (Maroc) n'était pas toujours facile. Surtout lorsque le comédien était enfant.

L'humoriste se souvient : "Il a toujours été dictatorial à la maison. Dès qu'on m'a posé la moustache j'ai vu mon père. C'était très troublant. Nous sommes tous un peu comme ça, multiples, complexes, capables de tendresse, d'animalité et de méchanceté".

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Mais qui aime bien châtie bien... A travers cette source d'inspiration, c'est avant tout le coeur qui parle. Jamel rassure d'ailleurs Allociné à ce sujet : "C'est l'une des personnes que j'aime le plus au monde ! Et jouer des personnages lisses, quel ennui". On peut voir aussi dans le fait d'associer Le dictateur et les mafieux des séries télé à son paternel une forme d'humour complice. Une taquinerie entre père et fils ? Certainement.

En 2021, Jamel délivrait d'ailleurs sur Insta un joli hommage à Ahmed Touzani : "Paix à ton âme Papa. Merci pour tout. On ne t'oubliera jamais. Il a fait avec ce qu'il a pu, il a été déraciné de son pays d'origine, de sa famille, de ses amis. Il a fait un sacrifice que moi je n'aurais probablement pas fait pour les miens. Aujourd'hui, je suis très respectueux et très impressionné de l'homme qu'il est, je lui dis et je l'exprime".

publié le 14 juillet, Clément Arbrun, Purebreak

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