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5 millions d'exemplaires vendus : La Tresse débarque au cinéma et va vous émouvoir aux larmes

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La Tresse, véritable phénomène des librairies, a été adapté en long-métrage par l'auteur de l'ouvrage elle-même : Laetitia Colombani. Le film est sorti en salles le 29 novembre.

La réalisatrice Laetitia Colombani est de retour derrière la caméra avec La Tresse, 15 ans après son dernier film, Mes Stars et moi. Sortie en salles le 29 novembre, sa nouvelle oeuvre nous emmène à la rencontre de 3 femmes qui vont mener un combat. Le premier récit nous entraîne en Inde. L'intrigue suit Smita, une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l'école.

Nous voyageons ensuite en Italie. Giulia travaille dans l'atelier de son père. Lorsqu'il est victime d'un accident, elle découvre que l'entreprise familiale est ruinée. Enfin, nous terminons ce voyage au Canada.

Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu'elle est malade. Trois vies, trois femmes, trois continents. Trois combats à mener. Si elles ne se connaissent pas, Smita, Giulia et Sarah sont liées sans le savoir par ce qu'elles ont de plus intime et de plus singulier.

Un best-seller comme inspiration

La Tresse est adapté du roman du même nom écrit par Laetitia Colombani et paru en 2017. Cette dernière a réalisé elle-même la version cinéma de son ouvrage, best-seller vendu à plus de 5 millions d'exemplaires ! Le récit de ces trois femmes, appartenant à des cultures et des contextes différents, est né en janvier 2015, le jour où la cinéaste a accompagné une de ses très proches amies dans un magasin de perruques.

"Elle venait d'apprendre qu'elle avait un cancer et elle entamait une chimiothérapie. Elle a choisi une perruque naturelle en cheveux indiens. Je me suis alors souvenu d'un documentaire vu à la télévision des années auparavant, qui montrait comment des cheveux offerts par des pèlerins dans un temple indien voyageaient hors du pays et servaient de base à la confection des perruques", explique la réalisatrice.

"De là m'est venue une idée de récit sur trois continents : une Indienne qui offrait ses cheveux dans un temple, une Occidentale qui les recevait, une ouvrière travaillant ces cheveux. J'avais l'idée de la donation des cheveux dans un temple depuis longtemps, mais il me manquait les autres maillons de l'histoire", confie Laetitia Colombani.

Un casting international

Laetitia Colombani tenait absolument à tourner dans les trois langues et les trois pays décrits dans le livre. Elle a ainsi fait appel à un directeur de casting dans chaque contrée. Michaël Laguens a supervisé l'ensemble des trois castings qui se déroulaient en parallèle. Pour Smita, la réalisatrice ne voulais pas d'une actrice de Bollywood, mais d'une comédienne à la peau foncée comme les Intouchables.

"Mia Maelzer vient du théâtre et a joué dans The Field, un court métrage qui a obtenu un BAFTA, je l'ai trouvée remarquable. Pour sa fille Lalita, je voulais une Intouchable, pas forcément une enfant qui ait de l'expérience : le directeur de casting indien s'est rendu dans des foyers d'accueil pour enfants des rues. Il a repéré une fillette de 9 ans, Sajda Pathan, née dans un bidonville. Sajda avait la tête pleine de poux, mendiait pour manger. Elle ne savait ni lire, ni écrire. Lorsque je l'ai rencontrée, son intelligence et sa présence à l'écran m'ont impressionnée", se souvient Laetitia Colombani.

Pour le rôle de Giulia, la directrice de casting italienne a proposé beaucoup de jeunes actrices à la cinéaste française. Quand elle a vu Fotinì Peluso, elle a eu un flash. "Elle est divine ! Elle avait exactement ce que je recherchais : une beauté qui s'ignore, une sensualité qui n'est pas fabriquée, elle plaît mais elle ne le sait pas", souligne-t-elle.

Concernant Sarah, un agent américain a proposé à l'équipe de La Tresse une rencontre avec Kim Raver. Laetitia Colombani connaissait la comédiennen grâce aux séries Grey's Anatomy et 24 heures chrono. Physiquement, elle correspondait parfaitement au personnage imaginé par la réalisatrice.

"Blonde, élancée, un physique fin mais beaucoup de force. La rencontre s'est merveilleusement passée : Kim a totalement compris le personnage, tiraillée entre sa vie personnelle et sa carrière. Dans la vie, Kim a deux fils, elle a beaucoup tourné tout en s'occupant de ses enfants", précise l'artiste.

Un tournage éprouvant

Le tournage de La Tresse a été reporté plusieurs fois en raison des confinements successifs. Laetitia Colombani et son équipe se sont d'abord rendus en Inde, puis au Canada et en Italie. Au total, la production s'est étalée sur six mois. Pour l'équipe du long-métrage, c'était à la fois une course de vitesse et un marathon de fond.

"Quand on tournait dans un pays, on préparait le tournage dans le pays suivant. En raison des différents fuseaux horaires, on avait des journées de travail avec des amplitudes délirantes : on se levait souvent à 5 heures du matin pour terminer des réunions en Zoom à 23 heures. Je l'ai vécu très intensément car j'ai eu le sentiment de réaliser trois films en un", souligne Laetitia Colombani.

publié le 29 novembre, Vincent Formica, Allociné

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