Drame, Sitcom
Drame familial, Drame médical, Science-fiction
Télévision de Qualité
Les Classiques
1980 - 1990 - 2000 - 2010
Huit, ça suffitEn trente ans de carrière, Karen Hall s’est rarement trompée. Plus scénariste que productrice, membre de writing staffs dans les années 1980 puis 1990, créatifs comme jamais, on retrouve son nom aux génériques d’un nombre mesuré de productions. Une majorité de ces productions devenus aujourd’hui des classiques. Karen Hall fait partie de ces auteurs à peu près aussi précieux que méconnus.
Travailler sur le grand M*A*S*H aux débuts des années 1980 et se retrouver sur la production de The Good Wife en 2010 en dit bien plus long que de pompeux commentaires. Durer pendant plus de trente dans cette industrie est indéniablement un signe, celui d’un talent mais aussi d’une résistance et d’une pugnacité que l’on n’attribuerait pas au premier abord à Karen Hall en la voyant en photo. En trente et quelques saisons, Karen Hall a croisé (et même écrit avec !) quelques-uns des plus grands de cette industrie. Steven Bochco, Tom Werner et Marcy Carsey, les rois de la sitcom des années 1980, Donald Bellisario, John Wells ou encore la célèbre paire John Falsey-Josuah Brand. La liste n’est pas exhaustive, elle montre seulement à quel point la télé américaine est riche de talents divers et que Karen Hall a pu le ressentir en travaillant dans autant de (bonnes) writing-rooms.
Travailler sur Code Quantum, Roseanne et Amy a quelque chose de gratifiant mais ça n’a rien à voir avec le fait de participer à l’histoire même de la fiction en créant des œuvres qui resteront gravées. C’est ce qui va se passer avec Moonlighting (Clair de Lune), série hors-norme, représentante parfaite de la fameuse période dite de la Quality television. Dans différentes interviews, Karen Hall revient sur son travail pour cette série, une production qui a bénéficié de l’originalité de Glenn Gordon Caron, créateur avec qui elle partage, à l’époque, le même agent. Alors qu’elle possède des crédits sur des mythes comme M*A*S*H ou Hill Street Blues, Karen Hall n’arrive pas comme une débutante. Caron lui confie l’écriture de quelques épisodes dont le fameux « Big Man on Mulberry street », l’un des grands moments de la série, épisode ponctué d’une scène de danse devenu un classique de la série. Un moment chorégraphié par le grand Stanley Donen. Karen est également associée à l’épisode Sam & Dave, à un moment où la série a cessé d’être une farce pour devenir une love story qui passionne les foules.
Elle raconte que la manière de fonctionner de Glenn Gordon Caron était très libre. Il n’y avait pas de grande hiérarchie comme les titres peuvent parfois le laisser entendre. Caron y était un showrunner très présent qui apposait sa patte de manière très prégnante. Un postulat qui a certainement compté dans la spécificité de la série.
Durant les années 2000, Karen Hall n’a pas chômé. Après quatre saisons d’Amy, puis des piges sur des séries importantes comme New York 911 (Third Watch), elle enchaîne avec Brotherhood, impeccable projet de Showtime et ensuite avec la non-moins impeccable The Good Wife du couple King. A chaque fois, elle apporte son expérience, sa vision d’écriture et du process industriel. Au fil des années, elle est devenue une des personnes les mieux placées pour confirmer qu’à Hollywood et spécialement en télé, la règle la plus importante, c’est qu’il n’y a pas de règles.
Huit, ça suffit
Roger DirectorRoger Director
Jay Daniel
Blake Masters
Elizabeth Stephen
Joseph Stern
Nicole Yorkin
Connie Travel
Hart Hanson
Barbara HallBarbara Hall
Charles E. Eglee
Artie Mandelberg
Jeff Reno
Michael Kozoll
Jeffrey LewisJeffrey Lewis
John WellsJohn WellsBienvenue sur
Le premier site dédié aux séries américaines présentées par leurs créateurs.
Découvrez qui influence qui, et lesquels ont travaillé ensemble et comment,
et naviguez à travers la carte des créateurs des années 50 à nos jours.